Celtic Knotwork : the ultimate tutorial

1. Introduction

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Vous pouvez être intéressé(e) par les nœuds celtiques parce que vous avez vu une page enluminée d’une Bible médiévale comme le Book of Kells, qui se trouve auTrinity College à Dublin.

Vous allez pouvoir en une heure vous lancer dans un création, comme la page suivante, que j’ai fait pour un article paru dans Pour la Science (calligraphie Chantale Fachinetti).

La mode ces temps-ci est plutôt de se faire faire un tattoo, mais si le gars au coin de la rue est sympa, il est sûrement moins talentueux que Pat Fish (voir image ci-contre) et vous feriez mieux de composer vous-même votre motif.

En Irlande, il y a des vieilles pierres qui montrent que ces motifs ne sont pas uniquement les derniers gadgets à la mode.

Mais bien que notre ethnocentrisme nous fasse déclarer celtiques (ou celtes) tous les motifs à base d’entrelacs, la modestie nous pousse à avouer que de tels motifs sont communs en Inde, en Afrique et ailleurs. En particulier, l’art arabe a poussé cette technique ornementale à des degrés de perfection autrement plus élaborés que nos moines irlandais. Visitez le merveilleux site de Craig Kaplan website sur la question.

But

Ce cours va vous apprendre, en une heure, comment dessiner de tels motifs, recopier des motifs existants et même créer vos propres entrelacs. La technique est résumée dans l’image suivante. Un graphe, en rouge, code un nœud. Pour le construire, il faut placer des croisements au milieu de chaque arête. Une simple méthode de main droite (comme dans les labyrinthes, mais vous ne vous perdrez pas rassurez vous), vous permet de connecter entre eux ces petits bouts en une tresse continue qu’il vous faut lisser. Par la suite, une méthode très simple vous permet de décider à chaque croisement, quel brin est en dessous et lequel est au-dessus. Finalement, il ne reste plus qu’à épaissir l’entrelacs en une belle route sinueuse et voilà !

Remarquez que je ne décris qu’un type des techniques d’enluminure utilisées par les celtes mais il y en a d’autres, achetez donc les livres d’Aidan Meehan si vous voulez apprendre les autres. Cari Buziak fait également de très belles choses.

En fait, la méthode est si simple que même un ordinateur peut le faire. Les meilleures implémentations de ma méthode sont faites par Steven Abbott (windows, lien mort :-( ), Géraud Bousquet (splendide, multiplateforme), David Legland (java applet/appli) et Thomas Guionnet.

Ce tutoriel prend son origine dans deux séries de cours que j’ai donné à l’école de calligraphie de l’institut Alcuin à Saint Cyr sur Loire en 1994 et 1996. Si vous cherchez d’excellents professionnels en calligraphie, un stage ou une formation professionnelle en la matière (en Français), téléphone (+33) 2 47 51 40 20, télécopie : (+33) 2 47 88 02 53, 5 rue Calmette 37540 St Cyr/Loire, site web. Je remercie Richard Forestier, Chantale Facchinetti et Agnès-Frédérique Forestier pour avoir eu la gentillesse et la patience de m’accueillir et de me supporter. Sans leur attention, leur intérêt dans le sujet et leur passion du travail bien fait, ce tutoriel n’aurait jamais vu le jour. C’est grâce à eux que j’ai pris la peine de traduire dans un langage compréhensible pour le non initié ce qui pour un mathématicien est une évidence. Qu’ils en soient ici remerciés.

Le cours commence à la base.

8 Messages de forum

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jeudi 17 août 2006, par Christian Mercat

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